L’article en bref
Découvrir comment progresser aux tractions en suivant une méthode adaptée aux débutants complets.
- Les tractions exigent de soulever 100% du poids corporel avec le haut du corps, sollicitant grands dorsaux, trapèzes, biceps et sangle abdominale de manière coordonnée
- Progresser par étapes : tractions australiennes sous barre basse, puis tractions négatives en descendant lentement (6-8 secondes), enfin tractions assistées avec élastique
- S’entraîner 2-3 fois par semaine maximum avec des séries de 3 à 4 exercices, en notant sa progression et en variant les prises (pronation, supination)
- Atteindre sa première traction en environ 1 mois avec un entraînement régulier, puis viser 10 tractions en 2-3 mois supplémentaires
- Privilégier la récupération (8h de sommeil, hydratation), la technique correcte et la patience pour éviter blessures et stagnation
Tu sais, je me souviens de mes débuts en musculation. J’étais là, pendu à cette barre comme une nouille cuite, incapable de soulever mon propre poids. Frustrant, non ? Mais laisse-moi te dire un truc : si moi j’ai réussi, toi aussi tu vas y arriver. Aujourd’hui, je vais te montrer exactement comment débloquer ta situation et enfin réussir tes premières tractions. Pas de blabla inutile, juste des solutions concrètes qui marchent vraiment.
La traction impossible pour débutant n’est pas une fatalité. C’est juste que personne ne t’a expliqué la bonne méthode pour y arriver progressivement. Dans ce billet, je vais te dévoiler les techniques que j’utilise avec mes potes de salle et qui ont transformé des débutants complets en vrais accrocs des tractions.
Pourquoi tu galères autant avec les tractions
Alors, soyons honnêtes deux secondes. Si tu n’arrives pas à faire une seule traction, c’est normal au début. Sérieusement, ne te flagelle pas. Cet exercice est hyper exigeant parce qu’il te demande de soulever 100% de ton poids corporel uniquement avec le haut du corps. Franchement, peu d’exercices sont aussi costauds dès le départ.
Le premier coupable, c’est souvent le manque de force spécifique dans les muscles sollicités. Tes grands dorsaux, tes trapèzes, tes biceps et même ta sangle abdominale doivent bosser ensemble de manière coordonnée. Si l’un de ces maillons est trop faible, c’est toute la chaîne qui craque. J’ai vu tellement de gars avec des gros bras qui n’arrivaient pas à faire une seule traction parce que leurs dorsaux n’étaient pas assez développés.
Ensuite, il y a le poids corporel. Plus tu es lourd, plus c’est difficile. C’est mathématique. Une personne avec un taux de masse grasse élevé aura naturellement plus de difficultés. L’alimentation joue un rôle énorme là-dedans. Perso, quand j’ai commencé à mieux manger, mes performances aux tractions ont explosé en quelques semaines. Pas besoin de régime strict, juste faire gaffe à ce que tu mets dans ton assiette.
Les muscles qui bossent vraiment pendant une traction
Laisse-moi t’expliquer ce qui se passe dans ton corps quand tu fais une traction. Le muscle principal, c’est le grand dorsal. C’est ce gros muscle en forme de V dans ton dos. Lui, c’est le boss du mouvement. Sans lui, tu ne montes nulle part.
Mais il ne travaille pas seul. Les trapèzes moyens et inférieurs, les rhomboïdes, ils stabilisent tes omoplates. Tes deltoïdes postérieurs équilibrent tes articulations des épaules. Tes biceps fléchissent tes coudes. Tes avant-bras agrippent la barre. Et devine quoi ? Ta sangle abdominale et tes fessiers maintiennent ton corps droit pendant tout le mouvement. C’est un vrai travail d’équipe.
Comprendre cette mécanique, ça m’a aidé à progresser rapidement aux tractions en ciblant mes entraînements de manière plus intelligente. Au lieu de juste tirer comme un bourrin, j’ai commencé à vraiment sentir chaque muscle bosser.
La technique correcte pour éviter de galérer
Bon, parlons technique maintenant. Beaucoup de débutants font n’importe quoi et se demandent pourquoi ils n’y arrivent pas. La position de départ, c’est déjà crucial. Accroche-toi à la barre avec une prise légèrement plus large que tes épaules. Tire légèrement tes épaules vers le bas pour qu’elles ne soient pas complètement relâchées.
Garde tes bras légèrement pliés pour protéger tes articulations. Ne plie pas les jambes, reste pieds joints. Gaîne absolument tout ton corps : abdos, fessiers, jambes tendues. Ton corps doit former une ligne droite de la tête aux chevilles. C’est primordial pour réussir.
Quand tu tires, pense à amener tes coudes vers le sol plutôt qu’à simplement tirer avec tes bras. Visualise tes omoplates comme des aimants qui s’attirent l’une vers l’autre. Ça change complètement le ressenti. Marque une petite pause d’une seconde en haut en contractant bien tes dorsaux. Puis redescends lentement en contrôle sur 2-3 secondes. Cette phase excentrique est hyper importante pour développer ta force.
Les erreurs typiques qui te font perdre du temps
J’ai fait toutes ces erreurs au début, donc crois-moi, je sais de quoi je parle. La première, c’est de laisser tes hanches s’affaisser. Ton corps doit rester droit comme un piquet. Si tes fesses partent en arrière, tu perds une tonne d’efficacité et tu risques de te blesser au dos.
Deuxième erreur classique : tirer uniquement avec les bras. Ça ne marche pas. Tu dois d’abord activer tes omoplates pendant deux secondes avant même de commencer à tirer. Concentre-toi là-dessus. Une autre connerie que tout le monde fait, c’est utiliser l’élan pour monter. Les mouvements saccadés annulent complètement l’effort musculaire et augmentent grave les risques de blessures.
Et sérieux, ne fais pas de demi-tractions. Oui, au début elles peuvent aider, mais travaille l’amplitude complète dès que possible. Sinon tu vas stagner et développer de mauvaises habitudes ultra difficiles à corriger après. Fais-moi confiance sur ce point.
Les exercices progressifs pour enfin réussir ta première traction
Maintenant, on attaque le concret. Je vais te donner les exercices que j’ai utilisés et qui ont fonctionné pour des dizaines de personnes que j’ai coachées. Ces exercices sont classés par ordre de difficulté, et tu vas les enchaîner progressivement jusqu’à ta première vraie traction. Pas de raccourci miracle, juste de la méthode.
La première étape, c’est la traction australienne. Tu te places sous une barre basse ou une table stable à hauteur de hanche. Tu te suspends avec le dos décollé du sol, le corps bien droit et aligné. Tu plies légèrement les bras, tu gaînes ton corps, et tu tires pour amener ta poitrine à la barre. Super important : garde tes coudes parallèles à ton corps.
Commence par 3 séries de répétitions que tu peux gérer avec 1 minute 30 de repos entre chaque. Quand tu arrives facilement à 8 répétitions par série, passe à l’exercice suivant. Tu peux simplifier au début en mettant tes pieds à plat au sol avec les genoux fléchis. Plus ton corps est horizontal, plus c’est dur.
| Exercice | Séries | Répétitions | Repos | Objectif avant progression |
|---|---|---|---|---|
| Traction australienne | 3 | Variables | 1’30 | 8 répétitions/série |
| Traction négative | 3 | 3-5 | 1’30 | 3×3 contrôlées |
| Traction avec élastique | 3 | 8-12 | 1’00 | 10 répétitions propres |
Ensuite vient la traction en phase négative, ou traction excentrique. Là, tu sautes pour te mettre en position finale (menton au-dessus de la barre) et tu descends le plus lentement possible pendant 6 à 8 secondes. Tu contrôles chaque centimètre de la descente. Utilise une box pour te replacer après chaque descente. Fais 3 séries de répétitions que tu contrôles bien.
Quand tu es capable de faire 3 séries de 3 répétitions avec une bonne technique, tu es prêt pour ta première vraie traction. Franchement, cette méthode marche à tous les coups. J’ai eu un pote qui galèrait depuis des mois, il a suivi ce protocole et boom, première traction en 4 semaines.
L’élastique, ton meilleur ami pour débuter
Les tractions avec élastique sont hyper efficaces pour combler le gap entre les tractions négatives et la vraie traction complète. Tu poses une bande élastique sur la barre avec un nœud d’alouette. Tu places un pied sur l’élastique sous la plante de pied, l’autre pied croise le premier.
Tu gaînes ton corps, tu décolles tes oreilles de tes épaules, et tu tires sur tes bras jusqu’à ce que ton menton passe au-dessus de la barre. Tu reviens en contrôle, bras tendus. Fais 3 séries de 8 à 12 répétitions avec 30 secondes à 1 minute de récupération. Garde une box ou un marchepied à proximité pour te placer au démarrage.
Pour augmenter ton nombre de tractions, choisis l’élastique selon ton niveau. Les élastiques fins assistent de 5 à 15 kg, les intermédiaires de 15 à 35 kg, et les forts de 35 à 80 kg. Retire l’élastique quand tu es capable de faire 8 à 10 répétitions assistées avec un contrôle parfait.
Programme d’entraînement pour passer de zéro à héros
Maintenant, parlons programme concret. Tu vas t’entraîner 2 à 3 fois par semaine, pas plus. Alterne 2 jours d’entraînement, 1 jour de repos, 2 jours d’entraînement, 2 jours de repos le week-end. Ton corps a besoin de récupérer pour progresser. Si tu t’entraînes tous les jours, tu vas juste stagner et risquer les tendinites.
Voici un programme type pour ta séance. Commence toujours par bien te chauffer avant de faire des tractions : 5 minutes de mobilité des épaules et 2 séries de scapular pull-ups (tu te suspends et tu contractes juste tes omoplates sans plier les bras).
Ensuite enchaîne : 4 séries de 8-12 tractions avec élastique, 3 séries de 5 tractions négatives avec descente lente de 4-5 secondes, 3 séries de 12-15 rowing avec élastique, et termine avec 3 séries de 30-45 secondes de gainage planche. Ce programme, tu le fais pendant 4 à 6 semaines et tu verras une progression dingue.
Un truc que je fais depuis des années : note ta progression dans un carnet. Franchement, ça change tout. Voir tes chiffres augmenter semaine après semaine, ça te motive grave pour ne jamais faire l’impasse sur une séance. Et crois-moi, la régularité, c’est le secret numéro un.
Passer au niveau supérieur avec 10 tractions et plus
Une fois que tu maîtrises ta première traction, tu veux continuer à progresser. L’objectif maintenant, c’est d’atteindre 10 tractions propres. Pour ça, j’utilise la méthode des séries décroissantes. Le principe est simple mais brutal : tu fais ton maximum de répétitions, tu prends 2 minutes de pause, puis tu diminues d’une répétition à chaque série.
Par exemple, tu fais 7 tractions, pause 2 minutes, 6 tractions, pause 2 minutes, 5, 4, 3, 2, 1. À la séance suivante, tu refais ton maximum du jour puis tu descends. Si tu restes bloqué au même nombre pendant plusieurs séances, diminue le temps de récupération de 15 secondes (1’45 au lieu de 2 minutes). Si tu progresses, reviens à 2 minutes. Le taux de réussite de cette méthode est énorme.
Tu peux aussi utiliser la méthode pyramidale. Tu fais 1 traction, repos, 2 tractions, repos, et tu montes jusqu’à ton maximum, puis tu redescends jusqu’à 1. Par exemple, une pyramide 1-10-1 te fait faire 100 tractions au total dans la séance. Prends 1 minute 30 de repos entre les répétitions et gère bien ton effort pour pouvoir faire la partie descendante.
Varier les prises pour développer tout le dos
Ne reste pas bloqué sur un seul type de prise. Varie entre pronation (paumes vers l’extérieur), supination (paumes vers toi), prise large et prise serrée. Chaque variante sollicite tes muscles un peu différemment et ça va accélérer ta progression globale.
La traction en pronation avec prise large développe particulièrement ton grand dorsal et te donne ce look en V dans le dos. La traction en supination sollicite davantage tes biceps et est généralement un peu plus facile. La prise serrée travaille les muscles proches de ta colonne vertébrale comme les trapèzes.
Perso, j’alterne les prises à chaque séance. Un jour je fais de la pronation, le suivant de la supination, puis je mixe les deux. Ça garde l’entraînement intéressant et ça équilibre le développement musculaire. Après quelques mois, tu peux aussi commencer les tractions lestées en ajoutant du poids avec un gilet ou une ceinture de lest, mais attends de maîtriser 12-15 tractions strictes avant.
Les exercices complémentaires qui changent tout
Pour vraiment exploser ton nombre de tractions, ajoute des exercices complémentaires à ton programme. Les pompes sont géniales pour renforcer tout le haut du corps. Fais 3 séries de maximum de répétitions avec 1-2 minutes de repos, soit avant de te coucher, soit au réveil.
Travaille aussi ta force de préhension en te pendant simplement à la barre le plus longtemps possible. Ça développe tes avant-bras et améliore ton grip. Tu peux aussi tenir la position haute (menton au-dessus de la barre) pendant 10-20 secondes. Ça renforce ton corps dans la position la plus difficile du mouvement.
Les exercices de gainage comme la planche sont essentiels pour maintenir ton corps droit pendant les tractions. N’oublie pas non plus les levés de jambe pour muscler tes abdos. Tout est connecté dans ton corps, et renforcer ta sangle abdominale va directement améliorer tes performances aux tractions.
Optimiser ta récupération et ton matériel
Parlons maintenant de ce qui se passe en dehors de tes entraînements. Le sommeil, l’hydratation et l’alimentation sont absolument cruciaux pour progresser. Tu peux t’entraîner comme un dingue, si tu dors 4 heures par nuit et que tu manges n’importe quoi, tu vas stagner. Point final.
Je vise personnellement 8 heures de sommeil par nuit. C’est pendant le sommeil que tes muscles se réparent et se renforcent. L’hydratation, c’est pareil. Bois au moins 2 litres d’eau par jour, plus si tu t’entraînes intensément. Pour l’alimentation, concentre-toi sur les protéines pour la récupération musculaire, les glucides pour l’énergie, et les bonnes graisses pour les hormones.
Côté matériel, tu as plusieurs options pour t’entraîner chez toi. Les barres de traction sur cadre de porte sont pratiques mais attention à ne pas abîmer l’encadrement. Les barres murales sont plus solides mais nécessitent de percer. La chaise romaine coûte entre 70 et 140 euros, elle est super stable et permet aussi de faire des dips et des levés de jambes.
Si tu veux économiser, tu peux aussi utiliser deux chaises dos à dos avec un manche à balai robuste posé dessus pour faire des tractions australiennes. Ou même t’entraîner sous une table solide et stable. Les sangles de suspension type TRX sont également une alternative cool qui ajoute de l’instabilité et force ton corps à se stabiliser davantage.
Délais réalistes et patience nécessaire
Soyons réalistes sur les délais de progression. De zéro à ta première traction, compte environ un mois avec un entraînement régulier. De 2 à 10 tractions, 2 mois c’est faisable si tu t’entraînes sérieusement. Pour atteindre 20-25 tractions, il te faudra plusieurs mois selon ton niveau de départ.
Avec un bon programme, tu peux gagner environ une répétition par semaine. Ça peut sembler lent, mais c’est une progression constante et durable. En 6 mois, passer de débutant complet à un bon niveau est largement faisable. Par contre, si quelqu’un te promet de passer de 0 à 20 tractions en 4 semaines, il te ment. C’est mathématiquement impossible sans se blesser.
La patience est vraiment ta meilleure alliée. J’ai vu tellement de gars se décourager après 2 semaines parce qu’ils n’avaient pas encore leur première traction. Ne fais pas cette erreur. Continue à bosser, note ta progression, célèbre les petites victoires. Un jour tu te suspends 5 secondes de surcroît, un autre jour tu descends plus lentement en négative. Tout ça compte.
Sécurité et prévention des blessures
Dernier point super important : la sécurité. Ne t’entraîne jamais avec une douleur. Si tu ressens une douleur musculaire ou articulaire inhabituelle, arrête immédiatement et consulte un médecin. Les tendinites aux coudes ou aux épaules sont fréquentes si tu t’entraînes trop ou avec une mauvaise technique.
Vérifie toujours la solidité de ta barre et son installation avant chaque séance. Une barre qui cède pendant une traction, ça peut vraiment mal finir. Étire-toi bien après chaque séance pour éviter les courbatures et maintenir ta mobilité. Les étirements des dorsaux, des biceps et des épaules sont particulièrement importants.
Si tu as des problèmes aux poignets pendant les exercices complémentaires comme les pompes, porte des protections de poignets. Pour les élastiques, vérifie qu’ils restent bien fixés et ne frottent pas contre tes articulations. Et sérieux, si tu te fractures ou te blesses, repose-toi complètement. Ça sert à rien de forcer, tu vas juste aggraver les choses.
Passer à l’action maintenant
Voilà, tu as maintenant toutes les cartes en main pour transformer cette traction impossible pour débutant en un mouvement que tu maîtrises complètement. J’ai partagé avec toi exactement la méthode que j’ai utilisée et qui a fonctionné pour des dizaines de personnes. Pas de raccourci magique, juste du travail intelligent et régulier.
Commence par évaluer honnêtement ton niveau actuel. Tu arrives à tenir combien de temps suspendu à une barre ? Tu peux faire combien de tractions australiennes ? Tu contrôles combien de temps en traction négative ? Une fois que tu sais où tu en es, choisis les exercices adaptés à ton niveau et suis le programme progressif que je t’ai donné.
N’oublie pas les fondamentaux : entraîne-toi 2-3 fois par semaine maximum, concentre-toi sur la technique avant tout, varie les prises, ajoute des exercices complémentaires, et prends soin de ta récupération. Note ta progression dans un carnet pour rester motivé. Demande éventuellement l’avis d’un coach professionnel diplômé si tu veux un accompagnement personnalisé.
La vraie question maintenant, c’est : quand est-ce que tu commences ? Parce que dans un mois, tu peux être là à galérer au même endroit, ou tu peux avoir fait ta première vraie traction. Dans trois mois, tu peux enchaîner 5 à 10 tractions propres. Dans six mois, tu peux être méconnaissable et inspirer d’autres débutants comme toi aujourd’hui. Le choix t’appartient, alors fonce.
Sources :

